Histoire et origines de Fraternité en Irak

L’origine du projet

L’idée de la création de Fraternité en Irak germe en 2009 au sein d’un groupe d’amis étudiants très marqués par la situation des réfugiés irakiens en Syrie dont les journaux se font alors l’écho. À l’époque, ils cherchent un moyen de venir en aide à ces personnes chassées de chez elles par l’horreur de la guerre, le terrorisme et la précarité. L’attentat, fin 2010, contre la cathédrale de Bagdad, qui cause la mort de 58 personnes et en blesse 72 autres, leur rappelle ce projet inachevé et les pousse à l’action. Le hasard des rencontres leur permet d’entrer en contact avec monseigneur Louis Raphaël Sako, alors archevêque de Kirkouk (aujourd’hui patriarche des chaldéens). Ce dernier valide leur intuition et les invite à Kirkouk. Fraternité en Irak est née, ses statuts sont officiellement déposés à la Préfecture de police de Paris le 5 mai 2011.

Un engagement pour les minorités d’Irak

Le but de Fraternité en Irak est d’aider les minorités religieuses d’Irak (chrétiens, yézidis, shabaks, mandéens, kakaïs…) à rester dans leur pays et à y vivre dignement. L’action de l’association s’articule autour de deux axes :

  • Renforcer l’intégration des minorités grâce à des projets profitant à la majorité des habitants, dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi notamment.
  • Aider les minorités déplacées à l’intérieur de l’Irak, qui font face à des situations d’urgence

Ainsi, les membres de Fraternité en Irak se rendent entre 2011 et 2014 au Kurdistan irakien, chaque été, et déploient d’abord leurs projets dans les villes de Kirkouk et Qaraqosh. Des amitiés se nouent rapidement entre jeunes Français et Irakiens, amitiés renforcées au fil des séjours en Irak et entretenues tout au long de l’année.

En juin 2014, l’organisation Etat islamique s’empare successivement de Mossoul (où certains des premières équipes Fraternité en Irak s’étaient précédemment rendues à plusieurs reprises), de Qaraqosh (où l’association a passé plusieurs semaines au fil des premières années) et de nombreux villages de la plaine environnante. Des amis appellent en pleine nuit, sur la route de l’exode : des lieux connus et chers se retrouvent aux mains de djihadistes. La générosité très réactive de ses donateurs et sa connaissance de nombreux acteurs locaux permet à l’association de réagir immédiatement. Dès juin 2014, ses membres sont auprès des déplacés à Erbil (Kurdistan irakien) et en août, pendant deux semaines, ils vivent dans le camp de déplacés de Mart Schmouni (Ankawa, Erbil) et s’attellent à coordonner une aide d’urgence locale pour contribuer au soutien des dizaines de milliers de personnes qui ont fui la plaine de Ninive.

Fraternité en Irak aujourd’hui

A l’issue de l’offensive menant en 2017 à la reprise de Mossoul, l’association met en place des projets visant à aider les habitants de la plaine de Ninive à retrouver des conditions de vie dignes après trois ans d’occupation par les djihadistes de Daech.

Entre 2016 et 2018, l’association a ainsi déployé un grand dispositif de déminage sur plusieurs villes et villages de minorités de la plaine de Ninive, afin de permettre la reconstruction de ces lieux et le retour des populations qui en sont originaires. Depuis mai 2017, l’association développe un grand programme de relance économique dans les zones anciennement occupées par Daech, pour permettre aux populations de retrouver leur travail et de reprendre leur vie dans les villes et villages libérés.

Les membres de Fraternité en Irak continuent aujourd’hui parallèlement à ces projets de reconstruction, à apporter une aide d’urgence tout en poursuivant dans tout l’Irak leurs projets de long terme : éducation, santé, culture, retour à l’emploi et développement. De nouvelles zones ont été également initiée depuis 2018 : des projets ont vu le jour à Bassorah, tout au sud du pays mais aussi fin 2019, pour la première fois à Bagdad, la capitale.

 

 

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 Zone d’action de Fraternité en IrakMise à jour : décembre 2017