Bassora est située dans le sud de l’Irak, entre le Koweit et l’Iran, dans une zone particulièrement riche en pétrole. La ville est secouée par des tensions communautaires qui rendent la vie des chrétiens de plus en plus difficile. Dans des zones à majorité chiites, ils essayent de survivre malgré la montée de l’extrémisme et ses conséquences. De presque 1 000 familles en 2003, il n’en reste que 200 aujourd’hui dans toute la ville. Alors que la situation des chrétiens du nord de l’Irak a été largement médiatisée après l’attaque de Daech, ceux du Sud du pays, en voie de disparition, se sentent largement oubliés.

Si la province de Bassora a été largement épargnée par les conséquences directes de la guerre qui s’achève, elle pâtit néanmoins de la faiblesse des infrastructures publiques : intoxication de dizaines de milliers de personnes du fait de la pollution de l’eau du robinet, coupures fréquentes des réseaux d’eau et d’électricité en plein été malgré la chaleur écrasante, etc. Ces difficultés expliquent en partie le mouvement de protestation populaire déclenché à l’été 2018, un mouvement qui a perduré sous la forme de manifestations et de confrontation avec les services de sécurité dans la capitale régionale tout au long de l’automne.

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Fraternité en Irak a lancé à Bassora un premier projet ambitieux : une école multiconfessionnelle sur le modèle de celle de Kirkouk. Elle a ouvert ses portes en 2017 et s’est agrandie en 2018. D’autres projets voient peu à peu le jour dans la région.

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