Bientôt le bac pour les lycéens soutenus par Fraternité en Irak. Quel avenir après ?

Bientôt le bac pour les lycéens soutenus par Fraternité en Irak. Quel avenir après ?

[Erratum] – Nous avions annoncé que les examens du bac commençaient fin juin. Ils débutent en fait fin juillet ! Notre arabe n’étant pas encore parfait nous avons confondu les mois…Veuillez nous en excuser ! Eva a encore un mois pour réviser !

TEMOIGNAGE – Les épreuves de l’équivalent du baccalauréat comment fin juillet pour les lycéens soutenus par Fraternité en Irak à Erbil. Voici le témoignage d’Eva.

Depuis un peu plus d’un mois, les lycéens de terminale des deux lycées financés par Fraternité en Irak étaient en révisions. Fin juillet, ils vont passer les six matières du baccalauréat : la littérature arabe, l’anglais, les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie. Pour les aider, des cours de soutien ont été mis en place par plusieurs professeurs, notamment ceux d’anglais.

Eva, 17 ans, se rappellera de l’année de son bac. Le lycée Al Taheera était situé à 30 minutes du camp d’Ashti où elle vit dans un mobil home avec sa famille. Chassée en août de Qaraqosh avec sa famille, elle n’a pu reprendre les cours qu’en septembre. Outre ce retard à rattraper, les conditions d’apprentissage n’ont pas été simples car l’école a accueilli de très nombreux lycéens et les classes sont un peu exigües : on y manque un peu d’espace.

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Eva avec les bénévoles de Fraternité en Irak dans le camp Ashti entre deux révisions – @Fraternité en Irak

De même les révisions sont rendues plus complexes par les conditions de vie dans le camp. Elle reste chez elle et doit travailler dans une des deux pièces non climatisées du mobil home. Parfois, elle révise avec ses amies. Elle aurait souhaité bénéficier d’une salle d’étude commune dans le camp.

Malgré tout, « je ne suis pas trop inquiète et je pense que je réussirai les six matières du baccalauréat », sourit Eva. Son avenir immédiat est, lui, plus incertain. Elle pense chercher un petit boulot pour aider financièrement sa famille : repassage, ménage ou bien employée dans un salon de coiffure. Elle raconte que pour des raisons financières, seule une minorité d’étudiants peuvent aller étudier à l’université à Souleymania. En effet, les étudiants déplacés ne peuvent pas poursuivre leurs études à Erbil car ils ne sont pas kurdophones.

Fraternité en Irak a aidé cette année des étudiants scolarisés à Mossoul et qui n’avaient pas pu passer toutes les matières à obtenir leur diplôme. Aidez-nous à continuer à soutenir lycéens et étudiants pour qu’ils puissent se construire un avenir durable en Irak.

 
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