Aidez les petits entrepreneurs à redonner vie à la plaine de Ninive !

Aidez les petits entrepreneurs à redonner vie à la plaine de Ninive !

ACTION – Fraternité en Irak lance un programme de soutien aux artisans et entrepreneurs qui veulent relancer leurs entreprises à Qaraqosh. Aidez-les à redonner vie à la plaine de Ninive !

La ville de Qaraqosh a été libérée en octobre 2016 mais les habitants l’ont retrouvée en piteux état : les 7000 maisons ont été pillées ou incendiées, les infrastructures sont endommagées, les entreprises saccagées. Il y a donc du travail pour que ceux qui le souhaitent puissent rentrer chez eux.

En lien avec le comité de reconstruction de la ville de Qaraqosh, Fraternité en Irak a décidé de soutenir spécialement les entrepreneurs et artisans qui souhaitent relancer rapidement leur activité dans la plaine de Ninive. « Nous sommes convaincus que ces pionniers pourront permettre une relance économique de la ville et un retour des habitants », explique Aude Laplane, responsable du projet pour Fraternité en Irak. Elle accompagne depuis plusieurs semaines les premiers entrepreneurs qui veulent se lancer dans l’aventure.

Des projets très concrets

L’un des projets les plus ambitieux est porté par deux frères, Sami et Salam, autrefois propriétaires d’un élevage de 40 000 poulets qui employait 6 personnes. Grâce au programme de Fraternité en Irak, ils aimeraient recommencer avec 10 000 poulets. Ils vont réparer par eux-mêmes les bâtiments, en essayant de réutiliser les quelques équipements laissés par Daech, mais ils ont besoin d’un capital de départ pour acheter les premiers poussins ainsi que la nourriture et le matériel manquant.

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Les deux frères, Semi et Salam, prêts à remonter leur élevage de poulet ! © Fraternité en Irak

Comme ces deux entrepreneurs, quelques artisans souhaitent déjà se remettre à travailler à Qaraqosh. Parmi eux, Zihad et Deaa, spécialisés dans les menuiseries PVC, l’un des métiers clés pour la reconstruction de la commune. Le premier travaillait avec son frère et deux autres employés avant l’arrivée de Daech, tandis que Deaa, était à son compte, employant six personnes. Tous deux ont retrouvé leur local en bon état mais leur matériel a été volé. Ils ont besoin d’aide pour le racheter. Rudi Salam, menuisier lui aussi, souhaite se concentrer sur l’acier et l’aluminium. Le retour s’envisage dans un premier temps sans sa famille puisque le deuxième étage de sa maison a été brûlé. Tous les trois pères de famille, ces trentenaires sont déterminés à relancer leur activité au service de la reconstruction.

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Rudi dans son atelier de Qaraqosh. Il lui manque encore beaucoup d’outils pour pouvoir redémarrer. © Fraternité en Irak

De jeunes célibataires veulent aussi se remettre au travail : Halla, boulanger, employait quatre personnes avant l’arrivée de Daech. Située à l’entrée de la ville, son échoppe est par chance en bon état. L’achat du four et du pétrin lui permettraient de redémarrer rapidement. Deux coiffeurs sont persuadés que les travailleurs auront besoin de se faire couper les cheveux et raser la barbe de temps à autre ! Enfin Rocan, imprimeur en exil à Erbil, veut rentrer à Qaraqosh exercer son métier, indispensable pour ceux qui font des démarches auprès du tribunal de Mossoul transféré à Qaraqosh.

Comment fonctionne le programme ?

Le comité de reconstruction de Qaraqosh oriente vers Fraternité en Irak les entrepreneurs et artisans qui ont besoin d’aide pour reprendre leur activité.

L’association s’assure ensuite de la solidité du projet, de la motivation de celui qui le porte. Aude, notre responsable projet, visite ce qui reste de l’entreprise concernée à Qaraqosh, vérifie les prix du matériel demandé et discute avec l’entrepreneur du besoin de financement.

Une fois le dossier monté, Fraternité en Irak décide avec l’entrepreneur du mode de financement le plus adapté à sa situation : prêt et/ou don.

Pourquoi avons-nous besoin de vous ?

Fraternité en Irak a déjà lancé le financement des tous premiers projets. Mais nous avons besoin de vous pour alimenter un fonds permettant d’élargir le programme. Nous estimons à 200 000 euros le montant nécessaire pour aider les entrepreneurs dont nous avons déjà étudié le dossier en détails.

Ces projets sont essentiels pour redonner vie à la plaine de Ninive. Ils sont concrets et sont portés par les Irakiens eux-mêmes. Éleveurs, menuisiers, imprimeurs, boulangers ou encore coiffeurs, ils comptent sur nous, mobilisons-nous !

 

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