Pourquoi les étudiants déplacés de Kirkouk ont besoin de vous

Pourquoi les étudiants déplacés de Kirkouk ont besoin de vous

ACTION – L’arrivée de l’État islamique dans la province de Mossoul en juin 2014 a brisé l’avenir universitaire de centaines d’étudiants de toute la région qui poursuivaient leurs études à Mossoul. Aujourd’hui réfugiés dans leur propre pays, ils ont besoin de votre aide pour reprendre leur cursus et bâtir le futur de l’Irak.

Ils poursuivaient des études techniques, littéraires, de médecine ou d’art dans les universités de Mossoul et de Qaraqosh. Mais l’offensive de l’Etat islamique sur le nord de l’Irak, au milieu des vacances de l’été 2014, a interrompu leur cursus.

Un problème de langue

Lorsqu’ils ont pris la fuite avec leur famille, la très grande majorité des étudiants de Mossoul appartenant à des minorités religieuses (chrétiens, yézidis, shabaks, etc.) se sont réfugiés dans le Kurdistan irakien, notamment dans les villes d’Erbil, Zahko, Suleymania et Dohuk.

Dans les mois qui ont suivi, la reprise des études n’a pas été leur priorité, alors même que certains dormaient dans des tentes et que leurs familles avaient tout perdu dans la fuite. Une fois leur situation matérielle stabilisée, ils ont commencé à repenser à leurs études mais se sont alors heurtés à un problème de taille : alors qu’ils sont arabophones, les voilà plongés dans un système kurde. Ils ne peuvent donc pas se raccrocher au système universitaire du Kurdistan.

La ville de Kirkouk est, elle, arabophone, et son système scolaire est le même qu’à Mossoul. En 2014, les institutions académiques de la ville ont accepté les chrétiens et les yézidis afin qu’ils puissent soit passer les examens qu’ils avaient manqués, soit régulariser leur situation. À partir du début de l’année 2015, Mgr Yousif Thomas Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkouk, voit ainsi arriver plusieurs dizaines d’étudiants déplacés, pour quelques jours et parfois quelques mois. Convaincu du caractère primordial de la poursuite de leur cursus, il organise à la hâte leur logement et leur transport. C’est à ce moment que Fraternité en Irak commence à parrainer une partie des étudiants.

Rentrée 2015, encore plus d’étudiants à Kirkouk

À la rentrée 2015, les choses s’organisent. L’université de Mossoul est officiellement rattachée à l’université de Kirkouk, si bien qu’un nombre important d’étudiants demandent au diocèse de Kirkouk de les accueillir pour l’année. 170 sont déjà arrivés et Mgr Yousif Thomas estime qu’au moins 150 autres vont suivre.

Entre le logement, le transport et la nourriture, chaque étudiant coûte au minimum 10 euros par jour au diocèse, soit environ 300 euros par mois. Comme l’an dernier, Fraternité en Irak apporte déjà son aide à Mgr Yousif Thomas. Vos dons servent dans l’immédiat à louer deux grandes maisons toute l’année, lesquelles ont été transformées en foyers pour une soixantaine d’étudiants.

« Ces jeunes sont l’avenir de l’Irak, explique l’archevêque de Kirkouk, je ne veux pas qu’on puisse dire qu’ils ont abandonné leurs études parce qu’ils étaient déplacés et qu’ils n’avaient pas les moyens de continuer. »

Comment pouvez-vous aider ?

Pour aider le diocèse de Kirkouk à financer la vie quotidienne des étudiants durant leurs études, vous pouvez tout simplement faire un don à Fraternité en Irak.

 

Vous êtes étudiants et vous souhaitez vous mobiliser pour d’autres étudiants ? Contactez-nous à contact@fraternite-en-irak.org

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