A Shaqaq, Ziad et Samara ont (presque) retrouvé leur vie d’avant-Daech

A Shaqaq, Ziad et Samara ont (presque) retrouvé leur vie d’avant-Daech

Suite à la proposition de Fraternité en Irak de rénover les appartements de ceux qui souhaitaient se ré-installer à Qaraqosh, déjà 270 familles ont choisi de revenir dans le quartier de Shaqaq, où vivaient avant Daech les plus démunis de la ville. Une équipe de volontaires s’est rendue chez Ziad et Samara, nouvellement relogés.

Abuna Jalal, un prêtre syriaque-catholique vivant au milieu des familles de ce quartier nous conduit à travers les pâtés de maison chez Ziad, sa femme Samara et leurs trois enfants. Nous entrons dans un salon encore orné de décorations de Noël : l’esprit est à la fête Autour de quelques pâtisseries, nous écoutons Ziad nous raconter son histoire.

Devant l’arrivée de Daech, lui et sa famille ont fui à Erbil, dans le camp chrétien d’Ashti où ils ont vécu presque trois ans dans une caravane. Même si ce père de famille avait vite retrouvé un travail dans un restaurant de la ville, il aurait aimé emmener les siens en Australie et rejoindre son frère qui y habite depuis six ans. Seulement, il n’a pas obtenu de visa…

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Les volontaires de Fraternité en Irak entourent Ziad, dans son salon – Fraternité en Irak

Après la libération de Qaraqosh en octobre 2016, Ziad a décidé de revenir sur sa terre tout en attendant que la ville soit sécurisée. Il a donc fait partie des premiers habitants à envisager un retour sur leur terre d’origine. Après quelques mois difficiles, jalonnés d’allers-retours entre Erbil et Qaraqosh, Ziad a aujourd’hui retrouvé une habitation décente pour loger sa famille, grâce au projet de Fraternité en Irak de rénovation des appartements du quartier.

En revenant à Qaraqosh, Ziad et Samara ont donc fait le choix du courage, mais ont également renoncé à leur travail. Leur fils aîné, César, est employé toute la journée, mais gagne peu. Pour subvenir aux besoins familiaux, le couple a d’abord pensé retourner quotidiennement à Erbil où les opportunités d’emploi sont plus courantes qu’à Qaraqosh, mais après réflexion, le prix du transport fut bien trop dissuasif…

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Malgré ces difficultés, ils sont néanmoins heureux de voir tous les matins leurs deux derniers enfants prendre le chemin de l’école. Et espèrent fermement que la vie revienne peu à peu à la normale à Shaqaq, à Qaraqosh et dans toute la plaine de Ninive.

Aidez-nous à reloger d’autres familles comme celle de Ziad et Samara à Shaqaq pour que la vie reprenne à Qaraqosh !

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