Pénuries et inquiétudes en Irak

Pénuries et inquiétudes en Irak

 [Communiqué] - Le point sur la journée du 20 juin à 19H

photo qaurtier Qaraqosh

Vue du quartier de réfugiés de Qaraqosh construit en 2005 – © Fraternité en Irak

Avertissement : la situation évoluant constamment, merci de bien prendre en compte les dates et heures indiquées dans le communiqué.

Voici quelques nouvelles de nos amis irakiens dans les villes que nous connaissons bien.

À Qaraqosh, la situation sécuritaire est stabilisée. La ville est protégée par un millier de soldat kurdes. Les nouvelles nous arrivent au rythme des retours d’électricité. La pénurie dure depuis une semaine et vient s’ajouter à la pénurie d’eau. Pour l’instant, les gens achètent de l’eau. Il fait entre 40 et 45 degré. Environ 300 familles réfugiées de Mossoul ont été accueillies à Qaraqosh.

Il faut rappeler qu’un quartier de réfugiés fait de petits immeubles avait déjà été construit à la hâte en 2005 pour accueillir des réfugiés de Mossoul et Bagdad (voir photo ci-contre). Depuis 10 ans, Qaraqosh, petit ville rurale, a vu sa population doubler, passant d’environ 25 000 habitants à environ 50 000. Résultat : la pression immobilière est très forte. Les familles pauvres de la villes vivent dans des logements aujourd’hui décrépits du quartier de réfugié ou dans des caves dans les sous-sol de la vieille ville. Les nouveaux réfugiés en provenance de Mossoul arrivent donc dans une ville déjà saturée et dont les infrastructures restent à améliorer (routes, potabilisation de l’eau, etc…) Les responsables religieux de la ville s’activent pour les aider. Environ 160 personnes sont sans ressources. Plusieurs dizaines de familles sont logées dans les chambres de séminaristes dans le séminaire de Qaraqosh construit récemment. D’autres sont accueillis chez les dominicains.

La ville de Kirkouk est protégée par les kurdes qui en ont pris le contrôle total alors que la ville était jusqu’alors disputée entre la région autonome du Kurdistan et le gouvernement central de Bagdad. «Aujourd’hui, Dieu Merci, nous n’avons pas entendu de combats, témoigne une jeune femme de Kirkouk. En revanche, il y a une vraie crise de l’essence. Les gens attendent aux stations entre 5 et 6 heures avant de pouvoir remplir un peu leur réservoir.» Les activités paroissiales continuent pour les chrétiens. Certaines familles qui étaient parties à Erbil, au Kurdistan, en attendant de voir la tournure que prendrait les événements sont rentrés à Kirkouk.

bagdad

Le quartier chrétien de Kerrada à Bagdad, où se sont rendus les membres de Fraternité en Irak – © Fraternité en Irak

À Bagdad, c’est l’inquiétude qui domine. Les habitants ne savent pas comment la situation peut tourner. «Les neuf vols quotidien vers Erbil sont pleins, les gens fuient », raconte une amie sur place qui garde espoir malgré la fatigue. Certains essayent d’obtenir des visas pour partir à l’étranger mais les ambassades sont rarement ouvertes.

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Notre appel au don pour l’opération « Urgence à Ninive » a été largement relayé. Plus de 200 personnes sont venues à notre conférence le 17 juin. Nous vous remercions pour votre générosité et pour les nombreux mots d’encouragement que vous nous envoyiez. Nous avons besoin de vous, continuez !

- L’équipe de Fraternité en Irak

 

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